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SOmmes-nous vraiment allés sur la Lune ?

par bbc2033 13 Octobre 2015, 21:10 SOCIÉTÉ SOUS INFORMÉE

Houston, 20 juillet 1969. L'atmosphère est oppressante dans la salle de contrôle de la Nasa. Le souffle court, le coeur battant, ingénieurs et techniciens ont les yeux rivés sur leurs ordinateurs. La voix de Buzz Aldrin grésille dans les haut-parleurs, égrenant les chiffres de la descente : " Altitude 300 pieds ... 75 pieds ... 40 pieds, nous ramassons un peu de poussière. " Sur le grand écran qui surplombe les têtes, on voit s'approcher la surface grise de la Lune. " 30 pieds, une ombre ... 20 pieds ... Contact, lumière. " Quelques mots encore. Puis la voix d'Armstrong : " Moteurs coupés. [Pause] Houston, ici base de la Tranquillité. L'Aigle s'est posé. " Concert de soupirs et d'applaudissements à Houston. Durant quelques minutes encore, des millions de téléviseurs retransmettent les échanges grésillant entre Houston, Buzz Aldrin et Neil Armstrong, les deux occupants du minuscule module qui vient de se poser sur la Lune. Puis la communication est interrompue et les écrans redeviennent noirs.


A quelques centaines de kilomètres de là, sous un immense hangar secret de la Nasa, dans les montagnes de l'Arizona, des techniciens éreintés goûtent enfin une cigarette bien méritée et éteignent un à un les projecteurs. Armstrong et Aldrin se dirigent vers la salle des douches, tandis qu'une autre équipe prend le relais et fignole le décor désolé de roches et de cendres poudreuses pour la prochaine transmission télévisée depuis la Lune, celle, mémorable, où Armstrong devra déclamer d'une voix claire : "C'est un petit pas pour l'homme, mais un bond de géant pour l'humanité." C'est cette autre "vérité", cette "vérité de l'ombre et des coulisses" que tente aujourd'hui d'imposer une poignée de Sherlock Holmes des réseaux. En fait de
" bond de géant ", il s'agirait plutôt du " canular du siècle ", affirme Philippe Lheureux, l'un de ces pourfendeurs de la conquête spatiale.



" Je ne dis pas que les Américains ne sont jamais allés sur la Lune, tempère-t-il, je pense simplement qu'ils n'ont pas diffusé les vraies photos, gratuitement, au monde entier. Auraient-ils divulgué si facilement aux Russes des renseignements aussi importants alors qu'ils ne leur ont pas donné un seul gramme d'échantillons de roche lunaire sur les 382 kilos rapportés ? " Pour lui, la Nasa nous dissimule une vérité beaucoup plus fascinante : la Lune est habitée et les astronautes qui l'ont survolée ont vu des êtres plus évolués que nous. Soucieuse de garder secrète ces " précieuses informations ", la Nasa aurait alors préféré diffuser des images fignolées en studio. A moins que tout ne soit que poudre aux yeux, que personne, jamais, n'ait posé un pied sur la Lune ...



La théorie du complot n'est pas nouvelle puisque, dès 1969, des journaux américains mettaient en doute l'exploit de leurs compatriotes. Depuis lors, l'idée d'une tromperie lunaire réapparaît régulièrement dans les médias et inspire même des scénarios de films. Tel Capricorne One, de Peter Hyams, où trois astronautes simulent en studio un débarquement sur Mars. Reste que les scènes martiennes de ce film de 1978 n'auraient trompé personne à l'époque. Que penser alors de photos et de films " truqués " réalisés en 1969, avec des techniques d'effets spéciaux de l'époque, qui duperaient encore aujourd'hui les meilleurs des spécialistes ? Surtout, souligne Kirsten Larson, spécialiste des affaires publiques à la Nasa, il existe " des preuves physiques irréfutables : engins spatiaux, pierres lunaires, les 18 hommes qui ont mis le pied sur la Lune, ceux chargés de la mission de contrôle, des transmissions télévisées en direct. Tout cela, ajoute-t-elle, témoigne de la réalité du programme Apollo. "



Tout cela, pourtant, ne convainc pas les partisans de la théorie du complot, pour qui les hommes impliqués à Terre auraient pu être leurrés eux-mêmes. En France, le détracteur le plus virulent est Philippe Lheureux, un amateur de photographies d'astronomie qui a su entendre les doutes émis par sa " tante Jeanine ". Il a créé un site d'analyse des photos de la Nasa et vient de publier un ouvrage sur le sujet (lumière sur la lune). Outre-Atlantique, au moins deux autres sites égrènent les mêmes analyses. Le plus extrême est celui de Kevin Overstreet qui affirme haut et clair que tout est truqué et, par conséquent, que personne n'a jamais mis les pieds sur la Lune. Quant à David Percy, un producteur de télévision, il s'interroge sur un fait historique pour lequel nous n'avons d'autres preuves que celles fournies par la Nasa elle-même. Autant dire aucune preuve "objective", suggère-t-il. Sans compter que ces images, soulignent les trois hommes, semblent très douteuses. Les ombres sont incohérentes, ici et là on croit apercevoir le reflet d'un projecteur, les astronautes n'ont pas la démarche qui sied en situation lunaire, leur matériel semble bien peu protégé dans un univers si hostile, le même décor sert deux fois pour des images différentes et incohérentes l'une avec l'autre, etc.

 

 

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